Quelles sont les règles concernant les animaux de soutien émotionnel
Les animaux de soutien émotionnel apportent du réconfort mais n'ont pas les mêmes droits d'accès public que les chiens guides, régis par des règles de logement et de voyage spécifiques.
Il n'existe aucun droit d'accès public universel pour les animaux de soutien émotionnel, et les principales protections juridiques s'appliquent presque exclusivement au logement et, dans une bien moindre mesure, aux voyages en avion. Contrairement aux chiens guides, un animal de soutien émotionnel (ESA) n'a pas le droit d'entrer dans les restaurants, les magasins ou autres espaces publics où les animaux domestiques sont interdits, quelle que soit la nécessité de réconfort de son propriétaire.
L'accès public n'est pas un droit
Le malentendu le plus courant est de croire qu'une lettre de soutien pour un animal de soutien émotionnel accorde la même liberté de mouvement qu'à un chien guide. C'est incorrect. En vertu de l'Americans with Disabilities Act, l'accès public est réservé aux chiens qui ont été individuellement entraînés à exécuter des tâches spécifiques qui atténuent un handicap. Un ESA procure un bénéfice thérapeutique par sa simple présence, ce qui ne constitue pas une tâche. Par conséquent, les entreprises peuvent légalement refuser l'entrée à un ESA tout comme elles le feraient pour un animal domestique ordinaire.
Le logement est la protection principale
Le Fair Housing Act est le principal bouclier juridique pour les animaux de soutien émotionnel. Les propriétaires et les fournisseurs de logement doivent faire des aménagements raisonnables pour autoriser un ESA dans un logement "sans animaux", même si la propriété facture des frais ou des dépôts pour animaux. Cela s'applique à la plupart des situations de location, bien qu'il existe des exceptions pour les immeubles occupés par le propriétaire comptant moins de quatre unités et pour certains types de logements comme les dortoirs. La charge de la preuve incombe au résident qui doit fournir une documentation valide émanant d'un professionnel de la santé mentale licencié, mais une fois vérifiée, l'animal doit être accueilli sans frais supplémentaires.
Qu'est-ce qui compte comme une documentation valide
Une documentation valide est une lettre émanant d'un professionnel de la santé mentale licencié qui traite actuellement l'individu. Elle doit confirmer que la personne souffre d'un trouble de santé mentale et que l'animal est nécessaire pour soulager les symptômes ou les effets de ce trouble. La lettre doit être récente et rédigée sur le papier à en-tête du prestataire. Les certificats en ligne achetés sans évaluation clinique ou sans relation avec un prestataire ne sont généralement pas considérés comme valides par les autorités du logement et peuvent entraîner le rejet de la demande.
Les règles de voyage en avion se sont considérablement resserrées
Le paysage des voyages en avion a radicalement changé ces dernières années. Alors que le Department of Transportation autorisait précédemment les ESAs à voyager gratuitement en cabine, la plupart des grandes compagnies aériennes les classent désormais comme des animaux domestiques. Cela signifie qu'ils sont soumis aux politiques standard pour animaux, y compris les frais, les restrictions de taille des cages et les exigences de documentation sanitaire. Certaines compagnies peuvent encore les autoriser dans des conditions spécifiques, mais le droit automatique de voyager comme animal de service a largement été retiré par l'industrie.
Les attentes en matière de formation diffèrent de celles pour les chiens guides
Il n'existe aucune exigence légale pour qu'un animal de soutien émotionnel subisse une formation spécifique ou obtienne une certification. Contrairement aux chiens guides, qui doivent être entraînés à exécuter des tâches comme guider une personne aveugle ou alerter en cas de crise, un ESA n'est pas tenu d'être propre, bien élevé en public ou capable de suivre des commandes. Cependant, ce manque d'exigence légale ne signifie pas que l'animal doit être indiscipliné. Un animal perturbateur peut toujours être retiré d'une situation de logement s'il constitue une menace directe pour la sécurité des autres ou cause des dégâts matériels importants, quel que soit son statut.
Les lois étatiques varient concernant l'accès public
Alors que la loi fédérale est claire sur l'accès public, certains États ont adopté des lois accordant des droits d'accès limités aux ESAs dans des contextes spécifiques, tels que des programmes d'animaux thérapeutiques ou certains établissements publics. Ces lois ne sont pas uniformes à travers le pays et diffèrent souvent des protections fédérales. Il est important de vérifier les réglementations locales, mais on ne doit jamais supposer qu'une loi étatique annule la définition fédérale de l'accès public pour les animaux de service.
Finalement, la distinction réside dans la fonction de l'animal. Si l'animal est entraîné à exécuter une tâche, c'est un animal de service avec des droits étendus. Si l'animal procure du réconfort par sa simple présence, c'est un animal de soutien émotionnel avec des droits limités au logement et à des aménagements de voyage spécifiques, souvent réduits.
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