L'Akita
L'Akita est un spitz japonais de grande taille, aux origines de chasse à l'ours et de survie en temps de guerre, aujourd'hui divisé en deux types distincts.
L'Akita est une race de spitz japonais de grande taille, développée à l'origine pour chasser les ours et les sangliers. Aujourd'hui, elle se divise en deux types distincts : l'Akita américain et l'Akita Inu japonais. Bien qu'ils partagent une ascendance commune, ils diffèrent considérablement par leur taille, la forme de leur tête et les couleurs de robe acceptées, en raison de standards d'élevage distincts établis après la Seconde Guerre mondiale.
La taille et la morphologie comptent
Les Akitas américains sont nettement plus lourds et plus grands que leurs homologues japonais. Les mâles mesurent généralement de 66 à 71 cm au garrot et pèsent entre 45 et 59 kg. Les Akitas japonais sont plus petits et plus légers ; les mâles mesurent de 66 à 71 cm mais pèsent moins, car le standard japonais privilégie une apparence plus raffinée et renardeuse plutôt que la masse imposante de type ours de la variété américaine. Les deux types possèdent un double poil épais, des oreilles triangulaires dressées et une queue portée enroulée en cercle serré sur le dos. Cependant, l'Akita américain présente une tête plus large et plus lourde, tandis que l'Akita japonais a une tête plus délicate et triangulaire.
Les couleurs de robe et les marques sont restreintes différemment
L'Akita américain accepte toutes les couleurs et motifs de robe, y compris les marques pinto et les masques noirs, qui sont considérés comme des disqualifications pour la race japonaise. Les Akitas japonais sont strictement limités aux couleurs rouge, fauve, sésame, tigrée et blanc pur, toutes devant présenter des marques urajiro — un poil blanchâtre sur les joues, le museau, la poitrine et le dessous du corps. Cette distinction est l'un des moyens les plus visibles de différencier les deux types, car les masques noirs et les motifs pinto courants dans la lignée américaine ne sont pas autorisés dans le standard japonais.
L'histoire implique la chasse à l'ours et la survie en temps de guerre
La race tire ses racines du Matagi Inu, un chien de chasse de taille moyenne utilisé par les chasseurs traditionnels de la région montagneuse du Tōhoku pour traquer et maîtriser de grands gibiers comme les ours noirs japonais et les sangliers. Pendant la période Edo, ces chiens étaient également gardés comme chiens de garde et de combat par les samouraïs et les fermiers aisés. Le chien d'Ōdate servait d'ancêtre direct avant d'être rebaptisé Akita Inu en 1931. La race a frôlé l'extinction pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque le gouvernement japonais a ordonné l'abattage des chiens non militaires, conduisant à des croisements avec des bergers allemands et d'autres races pour préserver la lignée.
Deux races existent en raison de la divergence d'après-guerre
Après la Seconde Guerre mondiale, la race s'est divisée en deux lignées distinctes car les éleveurs américains et européens ont préservé les types qui étaient tombés en disgrâce au Japon, en particulier les chiens de la lignée Dewa avec masques noirs et marques pinto. En 1999, la FCI a officiellement reconnu cette scission, désignant le type américain comme Akita américain (anciennement Grand Chien Japonais) et conservant le type japonais sous le nom d'Akita Inu. L'American Kennel Club a reconnu l'Akita en 1955, mais la divergence s'est accélérée après 1974 lorsque les importations en provenance du Japon ont été coupées, permettant au type américain de développer son propre phénotype distinct.
L'histoire célèbre inclut un chien loyal nommé Hachikō
La race a acquis une renommée internationale grâce à Hachikō, un chien né en 1923 qui attendait à la gare de Shibuya son propriétaire, le professeur Hidesaburō Ueno, tous les jours pendant neuf ans après la mort de ce dernier. La dévotion de Hachikō est devenue un symbole national de loyauté au Japon, conduisant à l'érection d'une statue en bronze en sa mémoire en 1934, qui a ensuite été fondue pendant la guerre et remplacée après la fin du conflit. Cette histoire, ainsi que l'introduction de la race aux États-Unis par Helen Keller en 1937, ont contribué à établir l'Akita comme un compagnon et un chien de travail respecté dans le monde entier.
Le tempérament est loyal mais indépendant
Les Akitas sont connus pour leur forte loyauté envers leur famille et leur nature réservée envers les étrangers, un trait hérité de leur histoire en tant que chiens de garde et de chasse. Ce sont généralement des chiens robustes avec une allure digne, bien que leur indépendance puisse rendre l'entraînement difficile pour les propriétaires inexpérimentés. La race nécessite un chef ferme et constant qui comprend leur nature volontaire et qui peut fournir la socialisation et l'exercice dont ils ont besoin pour s'épanouir.