Barbet

Découvrez le chien d'eau français au poil laineux, son statut rare, ses risques de santé et son histoire des marais du XIXe siècle aux clubs canins modernes.

De 13 à 15 ans est l'espérance de vie typique d'un Barbet, bien que sa rareté signifie que les données génétiques sur sa santé sont limitées. Cette race est un chien d'eau français de taille moyenne, doté d'un manteau laineux qui pousse continuellement et qui nécessite un toilettage régulier pour éviter les feutres.

Apparence et exigences de toilettage

Le Barbet se définit par son manteau long, bouclé et laineux, qui pousse continuellement plutôt que de muer de manière saisonnière. Sans tonte et toilettage réguliers, cette texture deviendra inévitablement emmêlée, transformant un chien gérable en un fouillis inextricable. La plupart des Barbets vus dans les expositions de beauté sont noirs ou bruns, parfois avec des marques blanches, bien que des couleurs rares comme le fauve, le gris, le crème et le pie existent également.

La taille varie légèrement selon le sexe : les mâles mesurent de 21 à 25 pouces (53 à 64 cm) et pèsent de 40 à 60 livres (18 à 27 kg). Les femelles sont légèrement plus petites, atteignant 20 à 23 pouces (51 à 58 cm) et 30 à 50 livres (14 à 23 kg). Le nom lui-même vient du mot français barbe, signifiant « barbe », un clin d'œil à la pilosité faciale qui caractérise la race.

Tempérament et aptitudes de travail

Les Barbets sont amicaux, obéissants et intelligents, des traits qui découlent de leur histoire en tant que chiens d'eau. Ils possèdent un amour naturel pour la natation et le jeu dans l'eau, ce qui en fait des rapporteurs capables pour la chasse aux oiseaux d'eau. En France, ils peuvent passer le test d'aptitudes naturelles (TAN) pour la récupération basique dans l'eau et sont autorisés à participer au brevet de chasse à l'eau (BCE), un test de chasse général impliquant des épreuves en terrain et en eau.

Hors de France, ils participent à des épreuves de terrain en Allemagne et sont de plus en plus utilisés comme chiens de chasse, compétiteurs en agility et chiens de recherche et de sauvetage au Royaume-Uni. Bien qu'ils soient d'excellents compagnons, leur instinct de travail reste fort, et ils s'épanouissent lorsqu'on leur donne une tâche à accomplir plutôt que de les laisser seuls pendant de longues périodes.

Santé et considérations génétiques

Bien que les Barbets soient généralement une race en bonne santé, leur rareté limite la diversité génétique disponible, créant des risques spécifiques. Une étude de 2006 a trouvé un coefficient de consanguinité de 12,4 %, nettement plus élevé que celui des autres races françaises examinées, tandis qu'une étude de 2013 a enregistré 9,1 %, ce qui reste très élevé. Cette consanguinité peut exacerber les préoccupations spécifiques à la race telles que la dysplasie de la hanche et l'épilepsie.

Comme la plupart des chiens aux oreilles longues, les Barbets sont sujets aux infections de l'oreille, un problème courant pour toute race aux oreilles lourdes et tombantes qui retiennent l'humidité. Les propriétaires doivent être vigilants quant aux soins de l'oreille, surtout après la natation, pour prévenir des infections douloureuses et récurrentes. La rareté de la race signifie également que trouver un chiot issu d'une lignée avec de faibles coefficients de consanguinité nécessite une recherche minutieuse.

Histoire et renaissance moderne

Le Barbet tel qu'il existe aujourd'hui est un développement relativement récent, bien que le type de chien existe depuis des siècles. Historiquement, le terme « barbet » était un nom générique pour tout chien au manteau long, bouclé ou laineux, et pendant près de 100 ans, les Barbets et les Caniches étaient considérés comme la même race. Au XIXe siècle, la race était appréciée par les chasseurs de canards et d'oies dans les marais et les zones humides de France, ce qui a conduit à l'expression « boueux comme un barbet ».

La race a failli disparaître après la Seconde Guerre mondiale. Les éleveurs français ont tenté une renaissance dans les années 1970, mais le Barbet moderne est notablement plus grand que son homologue historique en raison de croisements avec le Caniche Standard et d'autres races. Les chiens avec plus d'ascendance Caniche ont tendance à avoir des boucles plus petites et plus serrées. La race a été introduite aux États-Unis en 1994 et reconnue par l'American Kennel Club en 2020.

Statut au Royaume-Uni

Le Barbet est arrivé au Royaume-Uni en 2001, bien que le premier mâle ne se soit pas reproduit. La population actuelle descend de deux femelles non apparentées amenées de France en 2007. En 2018, la race a été reconnue par The Kennel Club comme la 220e race, avec environ 140 Barbets vivant au Royaume-Uni. Il y a en moyenne seulement une ou deux portées nées en Grande-Bretagne par an.

Bien que la majorité soient gardés comme animaux de compagnie, un petit nombre est actif dans les épreuves de terrain et le travail de recherche et de sauvetage. Deux Barbets britanniques ont obtenu le statut de Champion de France en 2014, prouvant le potentiel compétitif de la race. Malgré sa croissance lente au Royaume-Uni, le Barbet reste un membre distinct et valorisé du groupe de travail.

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