Le Birman

Découvrez l'histoire du chat Birman, ses gants blancs distinctifs, les risques de santé comme la maladie rénale et ses traditions de nommage uniques.

Le Birman est un chat de taille moyenne, au poil long, aux yeux bleu profond, au pelage à points de couleur et à des « gants » blancs distinctifs sur chaque patte. Cette race, autrefois presque éteinte, a été reconstituée à partir de seulement deux survivants après la Seconde Guerre mondiale. Elle est aujourd'hui reconnue pour son poil soyeux sans sous-poil et pour un ensemble spécifique de considérations concernant sa santé.

Origines et quasi-extinction

L'histoire du Birman est un mélange de légende et de rareté documentée. Bien que le folklore prétende qu'ils étaient des compagnons de temple dans le nord de la Birmanie, les premiers registres clairs remontent à une Mme Leotardi à Nice, en France, la race recevant sa première reconnaissance officielle en 1925. Le récit de leur arrivée en France varie considérablement, allant du fait d'être une récompense pour avoir défendu un temple à celui d'avoir été fait sortir en contrebande par un Vanderbilt ou volé par Thadde Haddisch, mais la réalité est sans équivoque.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la race avait été pratiquement éradiquée en Europe, ne laissant que deux chats survivants : une paire nommée Orloff et Xenia de Kaabaa. La fondation de la race après-guerre reposait entièrement sur la descendance de ce couple, nécessitant des croisements importants avec des races à poil long comme le Persan et le Siamois pour restaurer la viabilité génétique. Ce n'est qu'au début des années 1950 que des portées de Birmans purs ont été produites à nouveau, menant à la reconnaissance en Grande-Bretagne en 1965 et par la Cat Fanciers' Association en 1966.

Apparence et exigence des gants

Le Birman est un chat de taille moyenne au corps rectangulaire, au visage large et au nez romain distinctif. Son trait le plus définissant est le pelage, mi-long et soyeux, mais dépourvu du sous-poil dense que l'on trouve chez les Persans ou les Himalayens, ce qui les rend beaucoup moins sujets aux nœuds. La couleur du corps est une teinte pâle allant du blanc au crème, tandis que les points (oreilles, visage, pattes et queue) affichent la coloration spécifique de la race.

La marque de fabrique de la race est la présence de gants blancs purs et symétriques sur chaque patte. Ce n'est pas une option ; le blanc doit couvrir tous les orteils et remonter sur le dos de la patte selon un motif appelé « lacets », formant un V inversé qui atteint la moitié aux trois-quarts de la hauteur du jarret. Tout autre tache blanche sur les points est considérée comme un défaut grave. Les yeux doivent être d'un bleu saphir profond, et les oreilles doivent être aussi larges à la base qu'elles sont hautes, implantées haut sur la tête.

Couleurs reconnues et limites génétiques

Bien que les Birmans originaux aient été « seal point », la race s'est étendue pour inclure le bleu, le chocolat, le rouge et leurs variantes diluées : le bleu, le lilas et le crème. Les éleveurs anglais ont ensuite introduit des variantes tabby et tortie dans ces couleurs. Cependant, la diversité génétique de la race est une contrainte connue. Une étude de 2008 a identifié le Birman comme ayant l'un des niveaux de diversité génétique les plus faibles parmi toutes les races de chats étudiées, un héritage de l'événement de quasi-extinction qui a nécessité la reconstruction de la population à partir d'un pool génétique minuscule.

Risques de santé et espérance de vie

Malgré ce goulot d'étranglement génétique, les Birmans vivent généralement plus longtemps que la moyenne des chats. Une étude britannique sur les dossiers vétérinaires a trouvé une espérance de vie de 14,39 ans, comparée à une moyenne globale de 11,74 ans. Cependant, cette longévité s'accompagne de vulnérabilités de santé spécifiques que les propriétaires doivent surveiller. La race est à haut risque de maladie rénale chronique, comme en témoignent des études montrant que les chats Birmans ont des concentrations sériques élevées de créatinine et de diméthylarginine symétrique (SDMA).

Les Birmans sont également surreprésentés dans les cas d'uraturie (calculs vésicaux), avec un rapport de cotes de 6,77 dans une revue de plus de 5 000 cas. De plus, ils sont prédisposés à la péritonite infectieuse féline, qui altère la fonction rénale, et une forme récemment découverte d'épilepsie connue sous le nom de crises réflexes audiogéniques félines (FARS) semble particulièrement courante chez cette race.

Conventions de nommage de la race

De nombreux éleveurs suivent une tradition française selon laquelle tous les chatons nés au cours d'une année spécifique reçoivent des noms commençant par la même lettre de l'alphabet. Cette pratique est répandue parmi les éleveurs de Birmans en Australie, au Canada, en France, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Par exemple, les chatons nés en 2016 portaient des noms commençant par la lettre « N », et ceux de 2017 par la lettre « O ». Cette tradition aide à suivre la lignée et les années de naissance au sein de la communauté mondiale des Birmans.

Membres notables de la race

La race a produit certains des chats les plus célèbres de l'histoire moderne. L'exemple le plus proéminent est Choupette, née en 2011, qui était le chat personnel du créateur de mode Karl Lagerfeld. Sa célébrité met en lumière l'apparence élégante et le tempérament calme de la race, qui en ont fait un favori aussi bien dans les rings d'exposition que dans les foyers.

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